Skelets numériques
Quoi de beau pour mes os?
Dernière édition: 02/05/2026
Cette page décrit mes intérêts du moment, les défis que je me pose et mes interrogations. Elle est mise à jour environ tous les six mois, ce qui me donne l’occasion de revenir sur les envies du moi passé, voir ce qui a survécu au temps et le chemin parcouru. Inspirée par The /now page movement.
Les versions précédentes de cette page sont disponibles ici:
- Quoi de beau pour mes os: avril 2025
- Quoi de beau pour mes os: janvier 2025
- Quoi de beau pour mes os: août 2024
Jeux et médias
Je suis tombé dans [[Unnamed Space Idle]] et mon [[Warframe]] d’automne. J’ai poncé les Resident Evil qui me sont accessibles via ma famille Steam. L’adaptation à la nouvelle vie (chien, mise en couple) est plus simple, ce qui me donne confiance et envie de lire à nouveau.
Relations
Je suis en couple depuis quasiment un an avec une personne merveilleuse. Cette relation me fait énormément de bien sur beaucoup d’aspects.
On a vécu beaucoup de moments intenses ensemble, moments qui ont forgé notre confiance mutuelle et notre capacité à communiquer. J’ai commis beaucoup d’erreurs, certaines remettant en cause la relation. Il ne s’agit pas d’être parfaits ensemble, mais de nous aider à devenir les personnes que nous souhaitons être. Reconnaître ses torts et proposer des solutions, systématiquement entamer le dialogue et se souvenir qu’on est dans la même équipe. Et c’est très sécurisant pour nous deux, parce qu’on se voue une confiance très forte.
Nous avons noué une relation de soin et d’affection mutuelle quasi-constante. Il ne s’agit pas d’être soignant ou de vouloir régler les problèmes, mais d’être une présence. Savoir que j’ai quelqu’un pour m’écouter dérouler des doutes que j’ai, pas entièrement formés et détricoter le flot de mes émotions est très sécurisant.
Avoir une relation que je privilégie a également amené à faire des choix. Choisir m’est difficile - parce que c’est toujours renoncer à quelque hose. Et pourtant, m’investir dans ma relation amoureuse fait partie des décisions les plus faciles à prendre. Il n’est pas question de systématiquement privilégier l’autre (on serait dans ce cas dans un syndrome du sauveur et une annihilation de soi qui n’a pas de sens). C’est la certitude qu’aimer et se faire aimer me fera du bien. Ce syndrome du sauveur, j’en parlerai une autre fois, parce que ça me semble important.
Mon corps et moi
J’ai participé à mon premier événement BDSM. Je me maquille de manière routinière, j’ai fait ma première manucure, je suis allé plusieurs fois chez le coiffeur et j’ai renouvelé ma garde robe. Il est toujours un peu compliqué pour moi de m’identifier en public comme queer; mais l’aide de ma compagne et de plusieurs alliés (dont, de manière imprévue, ma mère) m’aide beaucoup plus à me sentir mieux dans mon corps.
Depuis décembre, je prends un traitement médicamenteux pour m’aider à gérer l’anxiété. J’ai longtemps employé des stratégies de remédiations pour la gérer, stratégies partiellement efficaces. Mais mettre en place ces stratégies a un coût. Et comme on me l’a dit, il n’y a pas besoin que ça soit impossible à gérer avant de vouloir rendre ça plus facile. Ce traitement m’a beaucoup aidé. J’ai découvert que mon anxiété m’empêchait de faire beaucoup de choses. Un peu comme un léger trouble de la fonction exécutive. Être capable de mieux comprendre le temps, l’énergie que me prendra une tâche, assortie à une organisation un peu plus fluide, m’a beaucoup aidé.
Travail
La fin d’année a été compliquée au travail, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’année 2025 a été marquée par le départ en arrêt d’un collègue dont j’ai dû récupérer une partie des charges d’enseignement, d’encadrement et de travail. La surcharge de travail qui s’en est suivie m’a amené au bord du burnout, que j’ai pû prévenir en prenant une longue période de congés, et un arrêt de travail pour signaler le problème à la hiérarchie.
La participations à divers événements institutionnels n’a fait qu’augmenter ma dissonance cognitive. Voir des centaines de personnes parler de calcul haute performance, d’intelligence artificielle générative et de souveraineté numérique quand les priorités devraient être mises ailleurs - au hasard nos services publics et leur résilience -, ça me donne l’impression d’être complètement à côté de la plaque. Et en désynchronisation avec mes idées et ce à quoi je voudrais consacrer mon temps.
Engagnements politiques
Pour solder un peu cette dissonance cognitive, j’ai recommencé à fréquenter des milieux militants de manière active. Je donne des coups de mains à l’association ARRA, et fréquente ainsi un peu les sphères antivalidistes. Cela relève d’une nécessité personnelle (je suis atteint d’un COVID long) et d’une mise en cohérence avec ma vie (je suis handicapé et je souhaite donner du sens à cette condition).
Comme je reste un indécrottable nerd, je participe au club de lecture de l’association Deuxfleurs, et j’en anime deux autres. On y lit collectivement des textes qui portent sur la place de la technique, l’anarchisme et l’antipsy. J’ai une fiche de lecture sur On Violence, de Hannah Arendt, qui arrive à ce sujet.
J’ai abandonné l’idée de militer activement pour la SSA au vu de mon énergie limitée. C’est un deuil difficile à faire, parce que je crois vraiment dans l’idée et l’établissement du projet politique. Ça va tout simplement trop vite pour moi. Les réunions de mon association se tiennent en majorité en présentiel (même si il faut saluer la proposition spontanée d’en tenir certaines en distanciels), et je n’ai simplement plus l’énergie de me rendre aux réunions après une journée de travail. Je me dois de choisir mes priorités d’engagement et privilégier ma santé, et ça veut malheureusement dire renoncer.
Matériel
J’achète un appartement suite à la fin du bail de ma location. C’est motivé par une envie de se sentir chez moi, l’envie de changer de mode de vie.
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